Entrepreneuriat: Definir sa vision, avoir une vision qui gagne, une vision en action
Savoir où vous allez, travailler à y aller
Ma joie sera grande, le jour où j’apprendrai avec surprise que vous avez fait de votre entreprise le plus « grand miracle entrepreneurial du monde ». Elle peut être politique, social, économique ; ce sera une entreprise. Rêvez-vous vraiment à ce point. Avez-vous autant de foi ? Tout au moins, savez-vous où vous allez, pourquoi vous vous battez ? Savez-vous vraiment après quoi vous courez. Si c’est juste pour gagner de l’argent, ne pensez-vous pas qu’il y d’autres moyens beaucoup plus rapides ? Si ce n’est que pour le pouvoir ne pensez-vous pas qu’il y d’autres moyens beaucoup plus rapides ?
Très peu d’entrepreneurs (social, politique ou économique) sont en mesure de dire ce qu’ils seront dans une semaine, dans six mois, dans deux ans, dans cinq ans, dans dix, vingt ans. Mais comment pouvez-vous savoir si vous évoluez, le chemin qu’il vous reste à faire si vous ne pouvez savoir où vous allez. Le problème est que vous n’atteindrez que les objectifs que vous vous serez fixés (On ne réussit pas par hasard, on échoue pas par malchance). Vous ne trouverez que ce que vous aurez cherché. Si je ne sais ce dont j’ai besoin comment pourrai-je le saisir quand le vois. Vous pouvez tracer le chemin de votre réussite vous-même. Demain quand on vous verra, personne ne criera « Surprise ». Quelqu’un dira : « ça ne m’étonne pas de lui ».
Avoir une vision
Quelqu’un me disait un jour « Nous qui admirons si tant les bonnes choses, nous ne savons pas toujours les désirez. Nous nous laissons ébloui par leur splendeur oubliant qu’elles constituent des œuvres que nous pouvons réaliser nous aussi. Il suffit de le désirer, de le vouloir, et tu y arriveras ». Et je crois qu’il a raison. Chose très banale : Beaucoup de gens admirent les propriétaires de belles maisons et de belles voitures. Mais très peu d’entre eux désirent posséder de belles maisons, de belles voitures. Ils pensent que ce n’est pas fait pour eux. Vous ne pouvez rien avoir que vous ne désirez fortement. Vous ne ferez rien de grand, rien d’extraordinaire si vous n’êtes pas !
Avoir une vision. Réfléchissez-y bien. Prévoir, anticiper, imaginer, se rendre compte de l’infinité des possibilités, voir le monde en grand. Pensez à ce que vous serez DEMAIN, dans un le plus lointain des horizons. Pensez à ce que sera votre entreprise, ce que seront devenues vos œuvres, ce que vous serez devenus. Forgez-vous une vision en répondant aux questions suivantes :
Quelle est ma plus grande idée ?
Pourquoi est-ce que je me bats ?
Qu’est-ce que je laisserai comme héritage ?
Imaginez la structure de ce que vous voulez construire. Imaginez-en la vastitude. A partir de cet instant votre vie devient comme un vaste champ qui n’attend que le labour, un terrain apprêté qui n’attend que la construction – disons la réalisation de votre vision. Mais le processus ne peut être enclenché tant que vous ne savez ce que vous voulez, ce qui vous convient le mieux. Le vouloir, mais aussi le désirer. Vous comprendrez alors que le champ est vaste et qu’il faut le compartimenter, le prendre par portions.
Se fixer des buts pour le succès !
Vous savez où vous allez. Vaste champ ! C’est la destination, le schéma idéal que nous voyons à l’horizon, l’idée. Mais les buts que nous fixons pour y arriver constituent la substance qui soutient et qui éclaire notre horizon. Quand c’est trop loin, c’est souvent flou. Il faut des rayons pour percer ce flou. Ces rayons, c’est nos buts, plus proches de nous, plus ou moins loin de l’horizon que nous avons présagé.
Aussi simple que cela peut paraître, un but est juste ce que vous visez. Mais en tant que tels les buts contribuent fortement sous des formes diverses au développement de votre entreprise. Le processus de fixation des buts vous obligent à réfléchir à ce que vous souhaitez réaliser pour votre entreprise et à vérifier à chaque fois si les moyens que vous prévoyez à cet effet vous permettront de le réaliser effectivement. C’est l’occasion de varier les options, d’examiner les différentes directions pour le développement et la croissance de votre entreprise ; vous optimisez ainsi les chances de réalisation des buts que vous vous serez fixés.
La raison est la chose du monde la mieux partagée, n’est-ce pas? Justement quand vous essayez d’analyser le lien entre vos buts et les moyens de leur réalisation, vous saurez forcément si ça marche ou non. Un ami me confia un jour : « J’aime mes idées, elles me rendent parfois fou, m’aveuglent. Mais je suis toujours assez lucide pour savoir quand elles ne marchent pas. C’est comme s’il y a une folie de la logique qui dépasse toujours mes folies. Une folie de la logique ne naît que lorsque je décline chacun de mes buts en objectifs plus spécifiques, les reliant à chaque fois au but final pour voir si ça colle ». En travaillant vos buts, vous créez – parfois inconsciemment- le cadre dans lequel vous évoluerez. Vous voyez plus clair et éliminez au fur et à mesure les actions ou efforts qui ne contribueront pas à la réalisation de vos buts. Déjà l’échelonnement d’objectifs plus spécifiques vous oblige à déterminer un calendrier de réalisation. Ceci vous oblige davantage à l’action parce que vous comprenez à chaque fois quel est le préalable à la réalisation de chacun des buts fixés. Soyez aussi ambitieux que vous le pouvez ; mais de grâce faîtes des moyens de réalisation de votre ambition ultime vos premières ambitions et ainsi de suite.