Dossier: Parler en public

Cas pratique: Abbé André Quenum, journaliste, Directeur du journal la croix du Bénin
La communication en public contrairement à ce que l’on pense est un exercice délicat qui ne s’improvise pas et qui demande de ce point de vue, un certain nombre de préparations et de comportements.
L’individu qui parle, ce qu’on appelle en communication le sujet parlant, doit avant tout maîtriser son sujet. Il doit savoir ce dont il veut parler, bien le structurer à travers un plan clair et bien détaillé dont il se forcera de respecter, et être en mesure d’énoncer sa pensée en des termes courts, bien enjolivés et bien articulés. Il doit aussi posséder, l’art de l’écoute. Ici, il s’agit de garder en esprit l’audience qui est devant soi, l’influence de son propos sur cette dernière. Il est question à proprement parler de sentir son audience et l’effet que suscite en elle le message que l’on porte. On s’efforcera de garder un contact visuel permanent avec elle.

Pour gérer le stress ou le tract, qu’occasionne ce genre d’exercice, il est toujours conseiller de s’y exercer préalablement. L’occasion d’une présentation publique se présente toujours, d’une manière ou d’une autre et il faut apprendre à se connaître, à connaître ses potentialités et travailler à les améliorer. Mais on pourra toujours essayer de gérer ce stress en sachant bien s’y prendre. On pourra par exemple, au cours de sa communication, choisir de fixer des visages auxquels l’on est déjà habitué ou ceux qui vous supportent. On pourra aussi choisir de fixer un public imaginaire, l’important, est de savoir rester en communion avec son public et de réussir à travers mots et gestes, à faire passer son message.
Le besoin de communiquer est inhérent à la vie en société et surtout lorsqu’on se trouve à des postes de responsabilités données où l’image de toute une structure se résume à vos mots et gestes, savoir bien communiquer devient un enjeu. Et si l’on ne veut pas se fondre en improvisation lors de ses présentations, où seuls les artistes sont doués en la matière, il vaut mieux s’y préparer souvent. Il faut apprendre à se découvrir. Il y a des personnes qui ont un débit très rapide, des difficultés d’articulations ou une finesse dans la voie. Il s’agira de travailler à corriger tout ceci. Il s’agira également de travailler à prendre en compte certains détails qui apparemment n’ont l’air de rien, mais qui sont pourtant très expressifs. Le style vestimentaire par exemple. On devra veiller à ce qu’il corresponde bien à l’image de la personne que l’on veut incarner dans l’esprit des gens à travers son discours. Savoir tenir son micro par exemple, ceci suppose une bonne maîtrise de sa manipulation afin d’éviter des arrêts involontaires dus à des erreurs de manipulation en plein discours. Pour que sa voix porte, on devrait garder une certaine distance du micro (généralement on s’approche plus du micro quand on s’adresse à un public restreint et de marque que lors d’une meeting géant ouvert au grand public); mais ceci doit être su avant, non après le scandale. La vérification, si possible, de la qualité du matériel que l’on veut utiliser et même de la position de la salle à occuper sont autant de choses qui participent de la réussite d’une présentation.
Mon expérience dans ce domaine est tributaire de mes années de militantisme dans des mouvements et associations de jeunes à l’église comme ailleurs, des efforts répétés d’exercices dus aux occasions qui se présentent à moi dans l’exercice de mes fonctions et d’une certaine passion.

Réussir une communication, c’est enjoliver son image, celle de son entreprise, et de sa productivité professionnelle. Un chef d’entreprise qui parle bien lors de ses présentations publiques, réussit déjà à lui seul une bonne partie de sa campagne publicitaire
Par l’Impulsion des PME
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